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Le biogaz est un gaz combustible mélange
de gaz carbonique et de méthane qui provient
de la dégradation des matières organiques
mortes, végétales ou animales, dans un
milieu en raréfaction d'air (dit " fermentation
anaérobie ").
Cette fermentation est le résultat de l'activité
microbienne naturelle ou contrôlée. C'est
également un gaz riche en méthane, mais
qui comporte des éléments difficiles à
traiter, notamment les organes halogénés
(chlore et fluor) provenant de la décomposition
des plastiques et de la présence de déchets
toxiques (bidons de lessive, piles...).
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Le
gaz carbonique, et surtout le méthane (qui
a un effet 35 fois plus toxique que le gaz carbonique)
contribuent notamment à l'effet de serre.
Ils doivent être au maximum éliminés.
Ce gaz, relativement toxique quand il se dégage
spontanément, peut néanmoins être
utilisé comme source d'énergie. D'où
l'idée de contrôler et d'organiser
de façon industrielle la fabrication de ce
biogaz : la méthanisation.
Le biogaz est produit à partir de la fermentation.
Il existe donc plusieurs sources possibles d'émission
avec chacune leurs caractéristiques : |
Composition du biogaz: Méthane (CH4)
45 à 65 %, Gaz carbonique (CO2) 25 à 45
%, Eau (H2O) 6 %, Oxygène (O2), Hydrogène
sulfuré (H2S) traces, Organo-halogénés
(chlore, fluor)
Métaux lourds
le biogaz de décharge. Les décharges produisent
spontanément du biogaz car les déchets
fermentescibles y sont régulièrement déposés
L'émission peut durer plusieurs dizaines d'années,
d'abord à un rythme croissant, puis décroissant.
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Le
processus peut être accéléré
en humidifiant la matière, auquel cas le
potentiel de production peut être récupéré
entre 5 ou 10 ans.
Sans installation particulière autre que
le captage des gaz dans les alvéoles, on
peut ainsi récupérer 60 m3 de méthane
par tonne enfouie |
La production de biogaz sur une exploitation agricole
peut modifier ses bilans environnemental,
agronomique et économique.
Hygiénisation : la fermentation
détruit une part importante des germes pathogènes
(bactéries,
virus et parasites).
Désodorisation : la fermentation
limite fortement les odeurs émises par les déjections
animales
lors de leur épandage. Cet intérêt
peut se révéler déterminant pour
des agriculteurs dont
l’exploitation se situe non loin d’habitations.
Limitation de l’émission de gaz
à effet de serre par les fosses de stockage
: le méthane,
puissant gaz à effet de serre, est recueilli
au cours du processus, puis brûlé.
Limitation des risques de pollution organique
: les modifications biochimiques effectuées lors
du processus de méthanisation transforment le
produit fermenté en un substrat moins polluant.
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Ce
bilan environnemental favorable contribue à
améliorer l’acceptabilité sociale
de l'épandage sur
les terres agricoles. Par ailleurs, l’agriculteur
peut améliorer la gestion de son plan d’épandage.
Amélioration de la valeur agronomique
des déchets par la fermentation
(transformation de
l’azote en une forme mieux assimilable par
les plantes, l’ammoniac). Réduction
des consommations en engrais minéraux : le
digestat obtenu après fermentation peut être
utilisé comme fertilisant, et se substituer
ainsi, au moins en partie, aux engrais achetés
par l’exploitant. |
Economies d’énergie sur l’exploitation
: l’énergie obtenue par la fermentation
(chaleur et/ou
électricité) peut être valorisée
sur l’exploitation et revente possible de l’énergie
produite : l’injection de l’énergie
produite sur l’exploitation dans des réseaux
énergétiques peut constituer une source
de revenus importants pour l’exploitat
les boues des stations d'épuration. Le biogaz
provient des matières organiques contenues dans
les eaux. C'est un gaz riche en méthane, en hydrogène
sulfuré, mais aussi en métaux lourds,
provenant du recueil des eaux polluées par le
lessivage des routes par la pluie.
Dans de nombreuses stations d'épuration, les
bassins de décantation anaérobies ou les
lagunes profondes produisent d’abondantes quantités
de biogaz (méthane, gaz carbonique et sulfure
d’hydrogène) qui s’échappent
dans l’atmosphère, contribuant ainsi aux
émissions de gaz à effet de serre.
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Les
productions de biogaz atteignent 15 à 25
m3 par 1000 habitants et par jour. S'il n'est pas
utilisé, le biogaz est malodorant et polluant.
Mais il est très riche en énergie
(> 7 kWh/m³) et peut être exploité
pour produire différentes formes d’énergie
(électricité, chaleur, pompage,…)
tout en éliminant les odeurs et la pollution
de l'air.
Le traitement anaérobie des boues peut s'effectuer
soit dans de simples bassins ou lagunes de décantation
(de plus de trois mètres de profondeur),
soit dans des digesteurs spécialement conçus. |
Les bassins et lagunes seront aménagés en
'digesteurs' avec collecte du biogaz dans des gazomètres
(bâches). Les boues digérées seront
curées annuellement. Dans la plupart des pays industrialisés,
les boues sont extraites des décanteurs et traitées
dans des digesteurs séparés.
Le pourcentage de méthane peut varier de 40 à
plus de 80%, le reste étant principalement du CO2
(20 à 60%), de l’H2S (env. 1%) et de la vapeur
d’eau.
Le biogaz produit par les boues est particulièrement
riche en méthane et le pourcentage volumique atteint
généralement 75 à 80%. Le PCI du
biogaz est directement proportionnel à la teneur
en méthane : 4,5 kWh/m³ pour le biogaz de
décharges, 6 kWh/m³ pour le biogaz des déchets
bovins, 8 kWh pour le biogaz des boues des stations d'épuration.
Pour cette application, les spécifications de
pureté du gaz sont beaucoup plus sévères
que pour les précédentes, puisque le biogaz
utilisable comme carburant doit contenir un minimum
de 96% de méthane. Il faut en outre que le point
de rosée soit inférieur à -20°C,
ce qui correspond à une teneur en eau inférieure
à 15 mg/(n)m3. D'autres exigences sont à
respecter : teneur en H2S inférieure à
100 mg/(n)m3, en huile inférieure à 70-
200 ppm, en hydrocarbures liquides inférieure
à 1 %, avec une taille de poussières limitée
à 40 microns.
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La
séquence typique de préparation est
la suivante : compression à 15- 20 bar désulfuration
et décarbonatation par lavage à l'eau
sous pression (perte de 8% du méthane environ)
; déshydratation par procédé
PSA (Pressure System Adsorption) ; déshalogénation
par passage sur charbon actif, généralement
perdu (incinéré) ; enfin, compression
à 250-350 bar. |
Grâce à une nouvelle méthode, il
est possible d'évaluer la teneur en composés
organométalliques (siloxanes) du biogaz avant
de l'utiliser dans les moteurs à gaz. Le biogaz,
produit dans la plupart des pays européens par
les décharges et les digesteurs d'épuration,
constitue une excellente source d'énergie renouvelable
pour la production d'électricité.
Toutefois, les fabricants et fournisseurs hésitent
souvent à l'utiliser dans leurs moteurs à
combustion parce qu'il contient des éléments
trace comme les halogénures d'hydrocarbures et
les composés organométalliques qui produisent
des acides halogénés et de la silice.
A long terme, ils corrodent les surfaces métalliques
du moteur, encrassent les bougies, abrasent les surfaces
et perturbent le fonctionnement des soupapes.
Un projet subventionné par la Commission européenne
a vu le jour pour souligner les effets négatifs
et mettre au point une méthode permettant de
mesurer la teneur du biogaz en composés organométalliques.
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Le
biogaz, comme toute énergie, peut se transformer
en électricité. Le biogaz doit cependant
comporter au moins 40 % de méthane, et avoir
un débit minimum de 500 m3/heure. La production
d'électricité peut être couplée
avec celle de chaleur dans le cas de co-générations.
Le pouvoir calorifique d'un mètre cube de
biogaz épuré (après traitement,
évacuation de l'eau, de l'acide sulfuré...)
est équivalent à celui d'un litre
de fuel domestique.
Les possibilités de valorisation du biogaz
dépendent du type de gisement. On constate
par exemple que les centres d'enfouissement de déchets
s'orientent majoritairement vers la production d'électricité
seule du fait de l'absence de débouchés
thermiques locaux. |
Le biogaz issu d'effluents industriel, quant à
lui, est très souvent utilisé directement
pour les besoins de l'établissement. La situation
est plus contrastée pour les unités de méthanisation
des biodéchets municipaux ou des déjections
d'élevage, qui ont plus fréquemment recours
à la cogénération.
La méthanisation ou le processus industriel
de fabrication de biogaz est la production d'un gaz
à haute teneur en méthane qui provient
de la décomposition biologique des matières
organiques.
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La production
industrielle de biogaz consiste à stocker
la matière organique (en l'espèce
les déchets) dans une cuve hermétique
ou " digesteur ", ou " méthaniseur
", dans laquelle les matières organiques
sont soumises à l'action des bactéries.
Un brassage des matières, éventuellement
un apport d'eau, mais surtout un chauffage, accélèrent
la fermentation et la production de gaz qui dure
environ deux semaines. La production peut alors
être de 500 m3 de gaz par tonne de déchets. |
Le procédé industriel va consister à
placer les déchets à traiter dans des
cuves (ou digesteurs) à l'abri de l'oxygène
en maintenant des températures favorables au
développement des bactéries de 37°C
(digestion mésophile) ou de 55°C (digestion
thermophile).
Cette production de biogaz est le résultat d'une
combinaison de 4 réactions principales, qui ont
lieu dans le digesteur :
- l'hydrolyse, par laquelle les macromolécules
organiques complexes se trouvent décomposées
en éléments plus simples ; le déchet
solide est ainsi liquéfié et hydrolysé
en molécules intermédiaires solubles ;
- l'acidogénèse, qui transforme les molécules
intermédiaires en acides de faible poids moléculaire
(acides gras volatiles, alcools…) par l'action
des bactéries spécifiques;
- l'acétogénèse, où les
molécules sont ensuite transformées, sous
l'effet des bactéries réductrices, en
acide acétatique ou en dioxyde de carbone et
hydrogène ;
- la méthanogénèse : phase ultime
où les molécules issues de l'acétogénèse
se transforment en méthane et dioxyde de carbone.
Des évolutions technologiques importantes ont
permis d'améliorer le rendement de la transformation
notamment en augmentant les surfaces de contact entre
les bactéries et l'effluent à traiter
( filtre anaérobie, lit fluidisé) et en
maintenant constantes, de manière automatisée,
les conditions physico-chimiques du réacteur.
Ces avancées ont permis d'augmenter les capacités
de traitement qui se mesurent par la charge appliquée
dans les digesteurs en kilogrammes de DCO par m3 de
digesteur et par jour, mais aussi de diminuer les temps
de rétention (ou temps de séjour) de la
matière dans les réacteurs. En termes
d'investissements, les volumes de digesteurs nécessaires
ont donc beaucoup diminué.
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