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Depuis de nombreuses années, l’épuisement
progressif des ressources d’énergie
fossile et les contraintes environnementales grandissantes
(effet de serre) ont conduit les pays industrialisés
à rechercher de nouvelles sources d’approvisionnement.
Les énergies renouvelables, abondantes,
propres et inépuisables répondent
à ces enjeux,
d’autant plus que dans le cas du solaire,
leur coût se limite principalement à
l’investissement d’installation.
Des modules photovoltaïques (1) intégrés
dans la toiture transforment directement le rayonnement
solaire en électricité. Un onduleur
(2) transforme le courant produit par les modules
en courant alternatif 230 volts compatible avec
le réseau de distribution d’électricité.
Ainsi l’électricité produite
est soit
consommée immédiatement (6) soit
vendue à EDF (5) lorsque la production
dépasse la consommation. Si l’installation
ne produit pas ou pas assez d’électricité,
on consomme des kWh fournis par le réseau
EDF.
Produits éligibles: norme
EN 61215 ou NF EN 61646 |
L'air qui entoure la terre est composé de
nombreux gaz, et le vent consiste essentiellement
en des molécules gazeuses qui se déplacent
(énergie cinétique). Si l'on ralentie
ces molécules, elles ont besoin de «
libérer » leur énergie cinétique.
Les éoliennes capturent l'énergie
cinétique des vents de surface et la convertissent
en électricité.
Pour
ce faire, elles ont besoin de trois composants
de base : des pales, un arbre et une génératrice.
Lorsque le vent se déplace sur les pales
de la turbine éolienne, il crée
de l'air à haute pression au-dessous des
pales de la turbine, et de l'air à basse
pression au-dessus d'elles, provoquant une sustentation
— à l'instar des ailes d'un avion.
La sustentation fait tourner les pales, puisque
chaque pale est légèrement inclinée.
Les pales font tourner un arbre déplaçant
des aimants de la génératrice, qui
crée à son tour de l'électricité.
Cette électricité peut être
utilisée sur place par une maison, une
entreprise, une ferme, etc. Elle peut aussi être
« pompée » vers un réseau
électrique voisin pour son stockage et
son transport vers d'autres entités qui
en ont besoin. |

1 : automate
2 : anémomètre, girouette
3 : moteur d’orientation
4 :arbre lent
5 : multiplicateur
6 : arbre rapide
7 : génératrice
8 : frein à disqu |
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La très
large majorité des éoliennes installées
dans le monde sont des machines à axe horizontal
(1, 2 ou 3 pales verticales) car leur rendement
est supérieur à celui des autres types
d’éoliennes.
Lorsque le vent devient suffisant (3 à 5
m/s), l’automate (1), renseigné par
l’anémomètre et la girouette
(2) fixés au sommet de la nacelle, commande
au moteur d’orientation (3) de placer l’éolienne
face au vent. Le vent entraîne les pales qui
font tourner un arbre lent (4). Le multiplicateur
(5) augmente la vitesse de rotation et imprime cette
accélération à l'arbre rapide
(6). Celui-ci transmet le mouvement rotatif au générateur
(7) qui produit l'électricité.
Le courant ainsi produit descend au sol par des
câbles situés dans le fût de
l'éolienne. Il est alors transformé
pour être injecté au réseau
électrique existant.
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Les éoliennes
de puissance ne fonctionnent et ne produisent
pas en permanence. Elles ont besoin d'une vitesse
de vent minimale pour commencer à produire
de l'électricité. Inversement, elles
se freinent puis s'arrêtent automatiquement
lorsque la vitesse du vent est trop élevée
(environ 100 km/h). Ainsi, les aérogénérateurs
ne produisent de l'électricité qu'entre
2 vitesses de vent appelées vitesse de
démarrage et vitesse de coupure.
Pour freiner la rotation des éoliennes,
on utilise souvent le principe de pales à
pas variable ou pitch control : les pales sont
mobiles autour de leur axe longitudinal et s'orientent
automatiquement de façon à diminuer
la portance au vent. Lorsque la vitesse du vent
est trop importante et que ce mécanisme
ne suffit plus à freiner le mouvement rotatif,
l'éolienne se place perpendiculairement
au vent (on dit qu'elle se met en drapeau, comme
les voiles d'un bateau). Le rotor devient ainsi
immobile.
Un autre système de régulation,
appelé stall control est également
parfois utilisé : c’est alors le
profil aérodynamique de la pale qui permet
à l’éolienne de réguler.
Les éoliennes disposent en
outre d’un frein mécanique (8), dit
frein d’urgence. Celui-ci, placé
sur l’arbre rapide, permet de suppléer
le freinage par les pales en cas de défaillance,
ou bien de maintenir l’éolienne en
position arrêtée en période
de maintenance.
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L'avantage que présente
l'utilisation de la biomasse tient au fait
qu'il s'agit d'une source d'énergie
neutre du point de vue du C02, dans la mesure
où le C02 libéré lors
de la combustion a déjà été
prélevé dans l'atmosphère
pendant la croissance des plantes. Le biogaz,
le gaz d'épuration, le gaz de décharge,
le bois mais aussi les déchets organiques
dans les ordures sont, entre autres, considérés
comme de la biomasse. L'utilisation de cette
dernière est particulièrement
intéressante quand il est possible
de produire et d'utiliser simultanément
de la chaleur et de l'électricité.
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Le Bois-Energie
La ressource française en bois est considérable,
évaluée à 40 millions de
m3 par an. Développer le bois-énergie
ne signifie en aucun cas revenir à la cheminée,
ni au poêle à bois à rechargersans
arrêt en bûches.Des chaudières
bois optimisées sont utilisées comme
système de chauffage central. Ce sont des
équipements modernes de grande capacité,
alimentés automatiquement. Elles sont particulièrement
adaptées aux usages en chauffage collectif,
réseaux de chaleur ou aux besoins industriels.
Des chaudières performantes et adaptées
aux besoins des particuliers commencent aussi
à apparaître sur le marché.
Le biogaz
Le processus naturel de dégradation des
matières organiques conduit à l'émission
d'un mélange de méthane et de CO2.
Cegaz peut être utilisé pour l'alimentation
de chaudières classiques ou d'unités
de cogénération. Les décharges
d'ordures ménagères constituent
un important gisement de biogaz, actuellement,
ce gaz s'échappe ver l'atmosphère
et participe à l'effet de serre.
La Cogénération
Production simultanée d'électricité
et de chaleur, la cogénération peut
être réalisée à partir
de tout combustible. Les gaz provenant de la combustion
sont utilisés pour entraîner une
turbine et ainsi produire de l'électricité.
Les rendements globaux dépassent souvent
les 80 %.
L'utilisation de la biomasse fait
appel à des combustibles solides comme
le bois, les restes de bois scié, les produits
de pâturage (par ex. la paille), des plantes
entières (par ex. les céréales),
à des combustibles gazeux comme le biogaz,
le gaz d'épuration, le gaz de décharge
ou le gaz de bois et à des combustibles
liquides comme l'huile de colza. Les huiles extraites
de la biomasse ainsi que les gaz et les liquides
obtenus par fermentation de méthane ou
d'alcool sont utilisés dans des installations
de couplage chaleur-force pour produire de l'énergie.
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