Les
dernières années ont donné
un aperçu des risques que ferait courir le
changement climatique au continent européen
:
même si nous ne disposons pas du recul suffisant
pour attribuer tel ou tel événement
météorologique extrême (tempête,
inondation, vague de chaleur…) au dérèglement
climatique, les faits observés sont cohérents
avec les prévisions du Groupe d’experts
intergouvernemental sur l’évolution
du climat (Giec)
Par ailleurs, la modification des écosystèmes
(floraisons, migrations, périodes de végétation)
et des conditions agraires (dates de récoltes,
conditions hydriques) prouvent la réalité
du changement climatique. |
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Les différents
scénarios, très hétérogènes,
conduisent à des émissions de
gaz à effet de serre très différentes,
et donc à des augmentations de la température
mondiale par rapport à 1990 comprises
entre 1,4 et 5,8 °C en 2100. L' augmentation
de la température mondiale aura notamment
pour conséquence les changements suivants
:
- des températures maximales plus élevées,
un nombre de jours chauds et des vagues de
chaleur plus nombreux ; |
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- des températures minimales plus élevées,
moins de jours froids et de gel ;
- des précipitations plus intenses sur
de nombreuses régions ;
- des sécheresses estivales accrues ;
- une augmentation de l’intensité
des pointes de vent lors des cyclones.
En
France, certains effets du dérèglement
climatique sont déjà visibles :
élévation de 0,9 °C en un siècle
de la température moyenne annuelle ; retrait
des glaciers, floraisons précoces. L’été
2003 correspond bien aux simulations du Giec,
qui prévoient notamment l’accroissement
des températures nocturnes. Selon Météo
France, cet épisode « dépassait
de très loin tout ce qui a été
connu depuis 1873 par son intensité et
sa longueur » (4 °C de plus sur les
températures extrêmes).
En France les résultats
des modélisations prévoient les
effets suivants :
-
une élévation du niveau des
mers qui entraînera un recul significatif
du trait de côte (Camargue, lagunes
du Languedoc), une extension significative
des terrains submergés de façon
permanente, et un élargissement de
la salinisation des nappes d’eau souterraines
et des sols ;
- une nette diminution de la durée
d’enneigement, surtout dans les Alpes
du Sud et dans les Pyrénées
(moins 30 % à 40 %) ;
- des crues plus fréquentes et plus
accentuées en hiver, et des étiages
plus marqués en été.
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- Impacts sur l’agriculture : développement
des insectes, maladies et mauvaises herbes.
- Impacts sur la sylviculture : accroissement
du risque d’incendie.
- Impacts sur la santé : surmortalité
en été chez les personnes âgées
et les malades chroniques, et accroissement des
maladies « à vecteur » (transmises
par les moustiques, les tiques, etc.).
le Giec estime qu’une réduction d’environ
60 % à 80 % des émissions des pays
industrialisés est
nécessaire, vers la moitié de ce
siècle. En comparaison, les objectifs du
Protocole de Kyoto ne permettront de réduire
les émissions des pays développés
que de 5,2 % en moyenne sur une période
de cinq ans. |