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vous permet à l'aide de projets
de reforestation de prendre en charge les émissions
de CO2 dues à vos déplacements (transport
routier et aérien) ou votre consommation énergétique
domestique (éclairage, chauffage, appareils ménagers
etc.).
Vous pouvez également adhérer à
la campagne de parrainage ou offrir un arbre pour
fêter d’heureux événements
d’une façon très originale et bénéfique
pour l’environnement (anniversaires, mariages,
naissances). N'oubliez surtout pas le "coup
de coeur". C'est gratuit et très facile.
A la rubrique Calculs CO2, vous avez
la possibilité de calculer en ligne la totalité
de vos émissions annuelles et d'en estimer la
valeur en euros.
http://www.generationsfutures.com |

Planter des forets, ou de les gérer de façon
adéquate pour stocker une partie de l'excès
de CO2 atmosphérique reste un sujet de débat
hautement controverse.
Même si chacun s'accorde sur le fait que des
boisements massifs ne sauraient régler l'intégralité
du problème les boisements sont économiquement
judicieux et permettent a cours terme de lutter contre
la déforestation et la lenteur avec laquelle
les énergies dites propres sont mises en place.
Séquestrer par voie biologique la totalité
du gaz carbonique existant supposerait de tripler le
contenu de carbone de la végétation et
des sols a l'échelle mondiale
Il faut savoir que les écosystèmes forestiers
compensent pour près d'un tiers l'accumulation
du CO2 dans l'atmosphère. Le bilan annuel d'une
forêt mature en terme d'absorption de CO2 est
très faible car la fixation de CO2 par photosynthèse
est compensée par les rejets de CO2 dus aux processus
de décomposition de la matière organique
(micro-organismes, champignons, insectes…).
Remplacer les forets par des prairies ou des cultures,
ou le carbone est plus rapidement recycle, conduit donc
a amoindrir ce mécanisme naturel de séquestration,
et amplifie l'augmentation du CO2 atmosphérique
crée par les émissions fossiles et la
déforestation elle-même. Une tonne de carbone
émise du fait de la déforestation contribue
plus (jusqu’à +55%) a l'augmentation du
CO2 atmosphérique qu'une tonne émisse
par combustion fossile.
Lorsque les forêts et les prairies naturelles
ont été transformées en terres
agricoles, une grande partie de la matière organique
indigène du sol a été perdue sous
forme de CO2 libéré dans l’atmosphère.
En revanche, lorsqu’on modifie les pratiques agricoles
de façon à accroître la teneur du
sol en carbone organique, le phénomène
inverse se produit, et le CO2 est retiré de l’atmosphère
et rendu au sol.
Ce processus s’appelle séquestration du
carbone. Parmi les pratiques agricoles qui tendent à
accroître la séquestration du carbone,
mentionnons la réduction du travail du sol, la
restauration des terres dégradées, une
meilleure régie des pâturages et la réduction
des périodes de jachère. Ces pratiques
ont en outre l’avantage de d’augmenter la
productivité du sol, d’améliorer
la qualité de l’eau de drainage des terres
agricoles et de créer un habitat plus propice
pour les espèces sauvages des zones agricoles.
Ces pratiques constituent donc pour l’avenir un
facteur essentiel de durabilité.
Lors des négociations “climat”, la
prise en compte des puits de carbone a donné
lieu à des discussions serrées car ceux-ci
ouvrent “des crédits” venant en déduction
des engagements quantitatifs de réduction des
émissions de gaz à effet de serre. Ainsi,
pour les opérations de reforestation, les règles
définies à Bonn en juillet 2001, puis
entérinées à Marrakech en novembre
2001, ont autorisé les pays signataires à
comptabiliser les puits de carbone jusqu’à
une certaine limite. De même, dans le cadre du
mécanisme de développement propre, les
crédits d’émissions issus de projets
de reboisement dans les pays en développement
ont été plafonnés (globalement
à 1 % des quotas d’émissions des
pays ayant pris des engagements).
Les puits de carbone (biomasse) sont "réversibles
" : c’est à dire que ces puits peuvent
en effet devenir des sources d’émissions,
autant de par ses aspects naturels (évolution
de son cycle...) qu’induit par des activités
humaines, dont le changement climatique lui-même.
A cet égard, la séquestration est fondamentalement
différente de la réduction des émissions.
Si les émissions sont réduites, même
temporairement, alors les gaz à effets de serre
n’iront jamais dans l’atmosphère.
D’autre part, si le dioxyde de carbone est stocké
puis relâché, le bénéfice
net pour l’atmosphère est de zéro.
Cela veut dire que pour profiter au système climatique,
le carbone séquestré doit être soit
stocké à jamais, soit "racheté
" en terme d’unité de réduction
d’émissions supplémentaire ou par
la prévision de séquestration supplémentaire
dans le futur.
Planter des arbres permet de stocker une partie du
carbone émis par le gaspillage des énergies
fossiles. C’est la grande idée des "puits
de carbone". L’expérience de en Amazonie
récemment présentée à la
presse française, est un exemple caricatural
du genre de dérapage qu’une telle "compensation"
induit. L’industriel, qui plante des arbres au
Brésil, n’a pas encore réalisé
les efforts de réduction d’émissions
sur ses véhicules et ses usines, imposant même
la climatisation sur ses véhicules. Ses dirigeants
devraient contribuer à une évolution durable
des transports dans les métropoles du Nord comme
du sud, au lieu d’agir comme si les forêts
pouvaient compenser l’usage immodéré
de l’auto.
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